Hier, en allant faire des courses, je me suis retrouvée dans le stationnement de studios pour faire demi tour. Le garde de sécurité était très en colère, j'ai affiché un sourire navré, «So Sorry, it's my first day here», il s'est beaucoup radouci et m'a souhaité bonne chance.

Josianne m'a fait faire des choses inconcevables : couper une autoroute à 6 voies, m'emmener dans une zone résidentielle de Berverly Hills (de pauvres petites masures avec des palmiers grands comme des tours), mais finallement je trouve un petit supermarché.
Je passe du temps à essayer de me repérer, trouver de la vraie nourriture (et pour cela il faut bien faire attention à toutes les étiquettes). Bref au moins 2 heures pour un chariot dont j'étais très fière, plein de choses bios là dedans et même du champagne Californien et des jolies fleurs.

Et à la caisse aucune de mes cartes de crédit ne passe, évidement pas assez de cash sur moi.

La banque n'a pas été capable de m'expliquer pourquoi, trop de transactions en même temps paraît-il.

Enfin vivement que l'on s'installe vraiment, une question de jours maintenant.

Nous sommes dans une sorte de complexe luxueux avec piscines et salle de sport et service de ménage. Très sécurisé, des barrières avec badge d'accès un peu partout. L'appartement est sympa, mais au rez de chaussée donc un peu sombre. Tant mieux, cela va me motiver à trouver plus vite un endroit pour nous. J'ai hâte d'ouvrir les cartons et de retrouver nos affaires.

Nous nous remettons un peu de ce périple. Louna a fait le tour du cadran hier, elle est pas mal fatiguée la poulette. Tout de même, elle est épatante, aussi géniale qu'elle peut être exaspérante. Mais chapeau bas miss loupiote, vous avez été magnifique durant ce voyage ou bien des grandes personnes auraient craquées.

J'ai beaucoup aimé Santa Monica et pas seulement pour l'océan. On peut vraiment marcher dans cette ville, on s'est même promenés dans un marché bio en plein air. La promenade 3rd street commerçante et piétonne ressemble pas mal au Paseo de Gracia de Barcelone, nous étions un peu en terrain connu.

Nous avons vu beaucoup de sans-abris sur Palissade Park, la promenade qui longe l'océan. Un endroit magnifique et totalement désespérant.
Voir ces pauvres bougres, jeunes, vieux, miséreux à deux pas de l'opulence et du luxe tapageur est très bouleversant. Le mélange des parfums d'eucalyptus et d'urine était une autre raison de préférer les promenades éloignées de l'océan.

Après le dodo de la loupiote, nous allons explorer les quartiers autour de Dreamworks : Glendale, Burbank, peu être y verrons-nous de jolies maisons aux loyers abordables (Si, Si, il faut y croire!!!)