Je viens de terminer un roman troublant. Un de ceux où l'on ralentit un peu la lecture à mesure que la fin approche. Pas envie de quitter cette histoire ni les personnages.... Qu'est ce que je vais bien pouvoir lire ensuite ...

Dans cette histoire, je me retrouve au centre de mon pays de coeur : L'Occitanie, alors que je vis à Montréal (au Québec, pas dans l'Aude) et que notre famille s'apprête à jouer les pionniers vers l'Ouest Américain dans quelques semaines à peine.

Et comme j'alterne différentes lectures dans la même soirée, le jonglage était plutôt cocasse entre Wolgswagen Blues sur la route 66, les petits patelins perdus au fin fond de l'Oklahoma ou du Nouveau Mexique sur mon Adventure Handbook on 66, et Roquefixade et les bourgades du Cabardes et du Razes pour «La Cathare» de Peter Berling.

J'en avais le tournis, d'autant qu'il fallait aussi changer de langue: du québécois, à l'anglais puis au français truffé de citations en langue d'OC

Changer d'époque également, annèes 50 et moyen Age.

Je pense que j'ai grillé les quelques neurones intacts qu'il me restait, mais quelles épopées !!!

Touchée très profondément par les Cathares. Quand je vivais sur place, je ne m'y étais interessée que superficiellement. Beaucoup trop de récupérations mercantiles et de délires ésotériques montés de toute pièce par des pseudo-gourous en manque de symbolisme.

La crainte également de mettre un petit doigt dans un univers si riche qu'il réclame tout votre être.

A distance, c'est plus facile de garder intact le souvenir des «Citadelles du vertiges», sans les vilaines aberrations marchandes.

C'était une expérience très particulière, quand l'héroïne sillonnait dans les sentiers, je sentais l'odeur de thym sauvage, le rugueux des pierres sur les mains de ces murs de chateaux que j'ai souvent caressé.

Il est tellement beau ce pays là, son histoire est si riche. C'est mon chez moi ...

Le roman est excellent, captivant tout en étant trés bien documenté. Un petit bémol sur quelques passages érotiques qui n'apportent rien et qui ont sûrement distrait l'auteur à défaut du lecteur.

Une suggestion tout de même pour votre lettre au père Noël.

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