Femmes qui courent avec les loups
Par Valerie le dimanche 31 décembre 2006, 10:28 - Livres - Lien permanent

Un livre de chevet, à lire et relire. Cela fait bientôt 10 ans que je l'ai
découvert et je me souviens de cet instant comme si c'était hier.
Nous étions avec mon copain l'ours dans la belle librairie Ombres Blanches à Toulouse
en train de fouiner à la recherche d'infos sur les Muses (un projet resté en
plan qui mériterait bien d'être dépoussiéré).
C'est peu être l'icono choisie qui m'a tapé dans l'oeil, je ne résiste pas à
Picasso. Et le titre quant à lui, était plein de promesses «Histoires et mythes
de l'archetype de la femme sauvage».
J'ai plongé la dedans avec curiosité et plus je lisais, plus une joie
intense s'emparait de moi. Je venais de découvrir une perle. Non pas une perle
que l'on garde jalousement, plutôt une de celles qui brille de plus en plus
intensément à mesure qu'elle est la partagée.
J'ai prété ce livre un nombre incalculable de fois, je l'ai même perdu, puis
retrouvé... Il porte les marques de toutes celles qui l'ont eu entre leurs
pattes de louves, il en est donc encore plus précieux.
Plutôt que d'en parler moi même, j'ai invité une «Loba» à nous conter
l'expérience de cette rencontre.
Céline Langlois-Lemay Val Noël 02

«Difficile de résister à ton offre de te parler de mon lien avec Femmes qui
courent avec les loups! J’espère que mes commentaires inciteront d’autres
femmes à hurler avec nous…. »
«Tout d’abord, j’ai lu le livre une première fois il y a quelques années
grâce à ma nouvelle amie Valérie qui avait lu et trippé sur les même livres que
moi, avec qui j’étais totalement synchro à tellement de points de vue que c’en
était hallucinant, donc avant même d’ouvrir le livre je savais que j’allais y
trouver quelque chose d’important.
Et j’y ai effectivement trouvé un grand cadeau : un lien de famille, de
clan, d’appartenance à mes racines féminines. Moi qui dans ma vie ai été
peu/pas/mal maternée, j’y ai trouvé le réconfort et les conseils quasi
maternels d’une femme qui supporte inconditionnellement les femmes dans tout ce
qu’elles sont et les encourage à devenir celles qu’elles ont toujours
été.
Clarissa Pinkola Estes parle d’abord à la petite fille en nous, à notre
inconscient, en nous racontant divers contes. Puis, en expliquant la
signification et l’effet thérapeutique de ces contes, elle nous offre une bonne
dose de vitamines en invitant la louve en nous à émerger et s’assumer
complètement. Elle nous aide à tisser le lien qui nous unit à la femme sage
universelle qui est en chacune de nous : la que sabé, celle qui
sait.
Ce livre est devenu ma doudou, mon livre réconfort. Je l’ai lu à plusieurs
reprises au cours des dernières années et chaque fois, j’y puise le réconfort
dont j’ai besoin. C’est un livre qui fait appel à notre nature sauvage et
profonde, à ce que nous sommes réellement et à la solidarité féminine. A chaque
fois que je lis ce livre, je me sens accompagnée, comprise, supportée et
encouragée. On peut le lire d’une seule traite, ou simplement un chapitre/conte
à la fois.
C’est un livre qui me grounde, me rend plus solide et confiante. J’y
retourne parfois pour y relire un seul chapitre, lorsque j’ai besoin d’apaiser
une grosse peine ou une colère par exemple. C’est le grand livre de sagesse
pour les femmes, et qui doit se transmettre de mère en fille et d’amie en
amie…
C’est un livre qui me suivra toujours et que j’offrirai bientôt à ma fille Laurence afin qu’elle aussi hurle et courre avec nous!
Aaaaaaooooouuuuuuuuuuuu!!! »