Il a suffit de mettre 1 billet de 10 $, dans la tirelire de Louna.

Nous nous sommes faits raccompagnés par des amis, une présence extérieure c'est rassurant pour calmer les énergies. Si je m'étais écoutée, je l'aurai découpé en fines rondelles (et vu le morceau, je réalise que cela aurait été une corvée de Titan), puis j'aurai saupoudré de Chili, du Cayenne le plus puissant et de cette mixture incroyablement démoniaque qui vient de l'île de la Réunion.

Puis faire griller à feu vif et enfourner au four puissance maximum en ajoutant de ce pili pili réunionnais à réveiller les morts.

Mais non finallement, la crétine n'a pas été longue à avouer. Preuves accablantes, profil bas et regards fuyants.

Je ne me souviens plus exactement des termes que j'ai employé, on aurait dit que c'était un autre moi-même qui intervenait façe à la felonne.

Je me rappelle le ton ferme, fort (une chance, Louna ne s'est même pas réveillée), nos amis observant discrètement un peu impréssionnés (on aurait dit un procureur, juste des faits, pas d'insultes... très juste ont-ils dits par la suite) et Lucas qui je dois l'avouer n'a pas pu en placer une: j'étais trop en colère et il était bien plus conciliant " la confiance est rompue, nous sommes très déçus" a t'il dit avant que je n'intervienne.

Moi je trouve cela pathologique, à 25 ans, voler dans le piggy bank d'une petite fille, faut-il être tordu pour en arriver à cela.

Avant de faire une déclaration et plainte à la police, je me suis entretenue avec la mère de l'imbécile (une ancienne collègue de travail) qui accablée me conseille elle-même de faire ce qui doit être fait.

La encore j'en reste baba, sa propre mère ne la backe même pas. Que la nature humaine a donc de sacrés tours dans son sac...

A peine calmée, pas mal écoeurée, je m'en vais de ce pas vers le poste de police de quartier. A suivre.